echange de lien

Dire, ne pas dire telle est la question

Les jugements ne doivent pas faire partie de nos réactions :

Chaque personne est différente et réagit suivant plusieurs critères. En fonction de son histoire, de sa culture, de son identité. Suivant la relation avec le défunt, il se peut que la personne pleure plusque que d'autre, ou moins que d'autre, ou pas du tout, il y a autant e réaction qu'il y a de personne et l'accompagnement doit commencer par le NON-JUGEMENT.

 

Le rythme propre à chacun :

Ici aussi, chacun vivra le deuil à son rythme, comme chaque personne est unique. Mais aussi en fonction de la relation avec le défunt. Lorsque nous accompagnons une personne, il faut, même si nous pensons que telle réaction serait plus propice que telle autre et que nous réagirions différemment dans ce cas, il faut respecter la réaction de celui qui est en deuil. Il faut aussi faire preuve de patience, car la personne endeuillée peut revenir plusieurs fois sur certains faits ou certaines émotions. L'entourage peut ne pas comprendre l'attitude de celui qui vit son deuil, il faut laisser les saisons passer et jamais vouloir forcer le temps.

 

Ne pas demander à la personne de passer à autre chose, d'arrêter de pleurer :

Nous ne pouvons comprendre la douleur, sauf à la vivre nous-mêmes. Les larmes sont aussi un exutoire et permettent à la personne de laisser échapper la pression. Elle doit vivre à fond les émotions dans lequel elle se trouve, ne pas les couper avant la fin. Une émotion née, vie et meure et la couper avant la fin ne fait rien de bon. 

Passerions-nous si facilement à autre chose si nous étions dans la même situation ? 

La douleur envahit tout notre être et tout est focalisé sur un seul élément, la personne décédée. Passer à autre chose, c'est laisser son défunt, l'oublier, le renier presque alors qu'il vient de mourir. Cela n'est pas acceptable par celui ou celle qui le vit. Non la personne doit pouvoir vivre son deuil en étant accompagner par ses proches ou autre, mais elle doit le vivre à fond et aller au bout des choses, pour épuiser ses émotions, pour vider son chagrin, pour accepter et vivre avec le souvenir de la personne disparue dans un coin du coeur, mais cela à sa vitesse et en pleurant si la personne doit vivre ses émotions comme cela.

 

Ne dite pas, essaie d'oublier :

Comment oublié ? Alors que la seule chose dont la personne a peur c'est d'oublier justement le souvenir de celui qui est mort !

Oublié, c'est ne plus aimer, c'est penser à quelqu'un d'autre ou à personne d'autre...La souffrance de l'endeuillée ne doit pas être accentué par des phrases comme celle -ci et, le plus possible, si nous ne savons dire mot, ne disons rien soyons présent.

 

N'offrez pas votre aide; aidez :

Dans une situation telle qu'un décès, la personne vit déjà une souffrance et une douleur effroyable et demandez de l'aide rajoute à sa peine et sa douleur. Plutôt que de dire :

"Je suis là si tu as besoin"

la personne n'appellera jamais, car elle ne veut pas déranger avec son deuil et au fil du temps, comme la vie reprend très vite ses droits, la famille, les amies,  les autres, sont déjà reparties reprendre le cours de leur existence, l'endeuillée se retrouve seule ave la même peine, la même douleur et ne veut pas gêner et donc reste dans son coin sans mot dire. Alors, plutôt que dire je suis là si tu as besoin...Venez et allez sonner chez elle, apportez un gâteau, venez passer du temps, parler, écouter la souffrance et n'hésitez pas à parler du défunt, la personne en deuil attend souvent qu'on lui pose des questions sur la personne décédée. C’est cela aidez, ce n'est pas grand-chose, mais pour celui qui se retrouve seul avec sa douleur c'est énorme.

 

Évitez aussi, avec le temps tu va refaire ta vie :

Aujourd'hui, mon mari, ma femme est décédée et je dois refaire ma vie...Ce n'est pas possible, ce n'est pas concevable, ma vie était avec celui qui est décédé. 

Pensez à cela, la personne en deuil ne peut concevoir une telle pensée, se serait trompé celui qui est mort. Il n'y a pas de temps pour permettre à la personne de penser à cela, pour aujourd'hui rien n'est faisable sans l'autre, alors comment, imaginer qu'elle puisse penser refaire sa vie. 

Ce sont des phrases qui mettent un peu plus de poids au chagrin, à la douleur, même des mois après. Pour nous, qui ne vivons pas le deuil c'est plus facile, le temps répare les choses, mais pour celui ou celle qui vit un deuil, le temps n'a plus la même valeur et plus que le temps, plus que le rythme, c'est la blessure qui doit se réparer, qui doit être soigné. C’est une blessure qui ne se voit pas comme une plaie recouverte d'un pansement, c'est une déchirure profonde, invisible, mais qui entraine la personne dans les profondeurs de l'angoisse, de la peur, du chagrin, alors que tout son être tant vers celui qui est mort, comme pour pouvoir le rattraper. Cette douleur, ce chagrin s'atténuera, il ne disparaîtra pas, il sera toujours présent, moins incisif, moins piquant, mais présent et la personne fera sa vie avec cette blessure, elle acceptera, elle intégrera le souvenir de son défunt, mais à son rythme, avec ses capacités, entourées de personne précieuse à ses yeux, de personne qui comprennent, qui accompagnent sans jugement, sans phrases destructurantes, laissant les émotions et les pleures, s'il en faut, remonter à la surface.

Des personnes qui accompagneront avec empathie, avec amour celui qui pleure, celui qui est en deuil. 

Lionel




 

 

 

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Date de dernière mise à jour : Lun 27 Oct 2014