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Quelle idée.

Dans la série histoire de saut

je voudrais vous raconter mon 1er saut.

Depuis l'armée, je voulais ressauter et l'idée me vint de m'inscrire pour une formation traditionnelle dans un centre de parachutisme.

Ne me demandait pas pourquoi ? J'avais ça en tête, j'ai toujours aimé les sports aériens donc....

Pourquoi ne pas ressauter ? Ici, dans le civile !

Me voilà parti en ce moi de juillet, direction l'école.

Une fois arrivé, pas grand monde, il faut dire que nous devions être présent pour les cours théoriques vers 8h00 du matin.

Déjà, dans le hangar, une petite angoisse me monte et me serre l'estomac, ça commence !

Enfin, il faut dire que c'est impressionnant quand on n’y connaît rien.

L'instructeur était là ! Il nous attendait, sympa, nous met à l'aise et nous fait entrer dans la salle de classe si je peux dire.

C'est parti, une explication sur les voiles, les commandes, l'orientation et tout ce qu'il faut savoir pour bien démarrer.

Content et fort de ce nouveau défi, il nous explique que si l'après-midi le temps le permet nous ferons notre premier saut.

Aie, aie, aie, là les choses se précise et l'angoisse monte, ainsi qu'une furieuse envie d'allé aux toilettes, ce n'est que le début !

Je pense que j'ai plus évacué d'eau que j'en ai fait entrer.

La matinée se passe, l'heure du repas arrive... Bien sûr, l'estomac refuse tout ce que je lui propose, même des choses qui passent toutes seules habituellement.

L'heure de reprendre arrive...Les instructeurs se concertent pour savoir si les conditions climatiques sont bonnes

On peut ? On ne peut pas ?... L’attente commence!

Les tours aux toilettes aussi

Cette photo a été prise le 08 juillet, je suis avec mon beau-frère juste avant notre premier saut, je souris, mais bonjour

l'angoisse.

Vous ne trouvez pas que la combinaison nous va bien? On peut remarquer la radio en bleue sur la sangle avant au niveau du torse.

Oui! on peut y aller ! Tout le monde s'équipe ! Prenez vos équipements...une combinaison, un casque, des lunettes et l'altimètre.

Une fois habillé, après le contrôle des parachutes, on nous installe une radio pour le guidage en l'air !

Car si le premier saut se fait en "ouverture automatique" pour apprendre à bien sortir de l'avion en position.

Nous ne sommes pas au point pour ouvrir tout seul, en manuel !

Ça viendra plus tard, une fois que l'on aura fait nos armes.

Par contre la radio est très importante vu que sous voile nous ne savons pas non plus comment nous orienter comme il le faut.

Équiper donc de cette radio, c'est parti....Direction l'avion qui déjà fait tourner le moteur.

L'odeur et le vent se sont gravés dans mon esprit, ce bruit si particulier aussi.

En y allant, la première chose que je me suis dis c'est "Mais qu'est-ce que je fiche là ?"

On nous fait monter dans l'avion, mais comme je ne supporte pas d'être coincé, je suis un peu claustrophobe, je monte le dernier, ce qui fait que je serai le premier à partir.

Tout le monde est monté, l'avion prend le bout de la piste et met le moteur à haut régime... ça y est c'est parti, il roule, accélère et enfin décolle... Je dis enfin parce que j'avais l'estomac en bas dans les talons et le regard un peu vide malgré le sourire de l'instructeur.

La porte est ouverte, je regarde l'horizon et un peut en bas...J'ai la frousse, je pense que je ne suis pas à ma place, je veux descendre !

Non je blague !

J'ai la frousse... et là, je ne blague pas !

L'avion tourne et tourne encore, monte et prend une trajectoire droite...on me dit de me préparer comme j'ai appris dans le hangar sur la maquette.

Je m'assieds donc dans le vide, j'ai le coeur qui tape si fort que je suis dans un autre monde, je ne m'entends pas partir en disant "OKKKKKKKKKK" il paraît que je l'ai fait à chaque fois ce fameux OK, du moins pendant une période, avant que je ne prenne de l'assurance.

Le parachute s'ouvre, je garde la position, je ne bouge pas! Par contre je n'ai absolument rien vu, ni l'avion partir, ni l'instructeur qui me faisait signe du pouce signifiant "C'est bon, impec !"

Non le trou noir, le disjonctage, complet.

Il paraît, en cas de gros problème comme lors d'un KO, que le cerveau se coupe, se déconnecte. Et c'est ce qui c'est passé !

Mais je n'ai jamais su s'il c'était reconnecté normalement ! Ce sera une zone d'ombre !

La voile est ouverte, je dois la contrôler, si tout est correct! Pas de trou, de suspentes cassées, ni de demi-coupole, etc.

Tout est correct, je regarde l'horizon, une voix se fait entendre 'Si tu m'entends L... remue les jambes ?"

Oui je t'entends, je ne peux pas répondre à cette radio donc je bouge ! OK me répond la voix, je te laisse faire....

Oui...Je me demande comment tu pourrais faire autrement !!! Vu que t'es au sol !!!

Je tourne, je vire, je tire sur les commandes de gauche et Vire à gauche, je tire les commandes de droite et Vire à droite !

C'est marrant ! Je m'éclate comme un petit fou, par contre, lorsque l'on tire sur les commandes, la voile plonge et on descend plus vite, il faut faire attention à son altitude et sa direction pour garder le contrôle.

Un bref coup d'œil sur mon alti., j’essaie de faire une conparaison par rapport à la hauteur à laquelle je me situe et c'est pas simple, mais bon on verra plus tard... au fur et à mesure.

Il temps de faire mon circuit et rattraper la zone d'atterrissage me dit la voix !

Je tourne en tirant sur les commandes et je rejoins la zone...

On me dit de continuer tout droit et au bout du terrain de faire un demi-tour en douceur...

Je m'exécute et après mon demi-tour, je file droit...

Tiens les bras bien hauts, ne relâche pas, attention tu arrives bientôt... lève les bras !

Regarde loin devant, c'est OK comme ça....

Attention! Au "top" tu tires sur les commandes et tu te poses...

"TOP"  garde les commandes bien vers toi et tient bien sur tes jambes.... (Voir photo, oui, oui c'est bien moi !)

 

C'est bon je suis au sol, bien sur mes jambes... Quel bel atterrissage vous ne trouvez pas ?

Le sourire jusqu'au casque, je ramasse mon parachute et rentre au hangar pour le "débriefing "

Alors, comment c'était ? Les images plein la tête je commence à raconter, ma peur, ma sortie de l'avion où je n'ai rien vu !

La vue...De la mer et des dunes, de l'autre cotés, la ville avec son port, les pins qui longent la piste et cette odeur, ce vent, cette liberté de voler et de ne plus être soumis à la pesanteur, que celle qui vous fait descendre. LIBRE comme un oiseau !

voilà l'histoire de mon premier saut, les autres viendrons, bientôt !

À suivre...

 


Commentaires (1)

Praline
  • 1. Praline | Ven 13 Fév 2009
Trop bien ! !
C normal d'avoir peur
la peur peu souvent nous sauvé
j'aimerai bien en faire
bisous

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Date de dernière mise à jour : Jeu 04 Oct 2012