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Vie ton deuil aujourd'hui

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Attentat de Mantchester 

Toutes mes pensées vont aux victimes de cet odieux attentat de Manchester,  toutes mes condoléances aux parents. Que la paix  remplisse pleinement vos coeur meurtris, je n'ai pas de mots assez fort pour pouvoir soulager votre chagrin 

Pensées d'aujourd'hui (le 23 mai 2017)

 

Quand les personnes partent de la maison...je reste un long moment songeur, suite aux discutions que nous avons pu avoir ...

 

Souvent la personne demeure dans la souffrance

 

Qui, à demi-mot, sournoisement s'impose
Qui, non dite devient maux
Qui, non exprimer est une écharde et lentement s'enfonce de plus en plus profondément.
Cette souffrance qui ne trouve ni chemin, ni exutoire, reste là, tapis dans l'ombre prête à surgir à la moindre faille, à la moindre étincelle

La personne souffre, elle souffre entièrement, son corps souffre, tout son être n'est que souffrance, et elle ne voit que par elle.

La souffrance naît de bien des situations, dans le deuil, cela devient continuelle, même, portant à croire que cela n'en finira jamais, elle laisse cette impression d'avoir gagné. Celle qui vit dans la souffrance, sa vision même en est influencée.

De voir des femmes, des hommes dans cette situation, je ne peux l'éprouver, car chacun est différent face au deuil, même face à la souffrance.
Mais je suis dans l'empathie, car devant moi, malgré les mots et les sourires, se cache l'ineffable.

Pensée d'aujourd'hui (mardi 28/02/17)

 

Mon rendez-vous vient de finir et je constate que la souffrance montre plusieurs visages.
La souffrance à cause du chagrin, peut ne pas être accompagné de larmes, de cries, de rage, mais simplement de silence dans cet élancement 
La souffrance ne dit pas toujours mots, mais est maux pour qui ne la partage pas.
Je constate que souffrance peut rimer avec nuance, avec arrogance, mais pas arrogance prétencieuse, non l'arrogance d'un regard que l'on devrait voir rougit par le chagrin et qu'il ne l'est pas !
Il me semble, mais en réalité cela n'ai qu'un jugement, la vision d'une attitude en face d'un mot, celui de la souffrance dans cette affliction.
Nuance, parce qu'il n'y a pas que violence dans ce temps de tourment.
Elle n'est pas comme je suis, elle est elle et devant l’innommable, elle est digne et fermée, pas dans son discourt, mais dans la démonstration de ses émotions.
Je comprends mieux comment je dois regarder l'autre comme différent de moi, différent dans sa façon d’appréhender le monde, les émotions, la vie, la mort.
Celui qui me fait face est un être humain dans sa culture, dans ses rites, dans son vécu, dans son éducation, dans sa vision si différente de la mienne.
Je dois comprendre, mais mieux que comprendre, je dois moi aussi l'appréhender de la sorte, sans jugement, sans crainte, sans folie, sans violence et sans vouloir le faire ressembler à mon image, à ma vision, à ma culture à mon éducation.
Je suis moi, elle est elle, et derrière ses yeux que puis-je y voir ? Devant ces yeux qu'y voit-elle ? 
Qu'un autre individu bien individuel ?


Pensée d'aujourd'hui (le 08/02/2017)

 

photo

 

Je suis bénévole...

Je suis bénévole, mais bénévole ne veut pas dire amateur.

L'accompagnement des personnes endeuillées, si j'ai choisi de le faire, c'est après une formation d'accompagnement psychologique.

Je me suis rendu compte que je n'avais pas assez de bagages pour être efficace, il me manquait des compétences, mais pas que, il y eu aussi un deuil compliqué.

J'ai vu la pauvreté des accompagnants, pas dans leurs compétences, mais dans le nombre de personnes présentes, à l'écoutes, pour accompagner une personne dans son deuil.

Les médecins, quant à eux donnent des médicaments, il en faut à certaines étapes, la douleur est telle qu'il n'y a pas d'autres solutions.

Dans les hôpitaux, ce n'est pas par manque de compassion ou d'empathie, mais par manque de temps, car la mort est passée, il faut s'occuper des vivants. Ce qui n'est pas faux, mais les vivants justement, ceux qui reste hors de l'hôpital que deviennent-ils ?

J'ai peut-être peur de la mort et c'est aussi une raison de ce travail, car voulant ne pas penser à la mienne je veux aider à supporter celle des autres ???

Si j'ai voulu écrire cet article, c'est qu'en tant que bénévole et désintéressé, je reste à l'écoute des personnes.

Mais je voulais apporter une petite précision sur ce site que j'ai créé il y a quelques années maintenant.

Au départ, je ne parlais pas du tout de ce sujet, mais alors pas du tout !!! J'en suis arrivé à écrire ces articles pour les raisons évoquées plus haut.

Seulement je ne suis pas un professionnel ni de la construction d'un site, ni dans la manière d'écrire ce que je sais des sujets que j'évoque...

Je fais tout ceci avec le seul espoir, c'est de toucher les personnes qui liront ces lignes et de leur faire comprendre qu'un accompagnement même s'il ne ramènera pas la personne, soutiendra sur le chemin de la guérison (la blessure psychique) celui ou celle qui devra marcher seule.

Lionel 

 

 

L'EXPRESSION DES EMOTIONS

 

Un jour une jeune fille vint me voir pour me parler de son papa.

Elle avait perdu celui-ci quelques mois auparavant, et m'explique, pendant notre conversation qu'elle n'avait pas de larmes.

Pourquoi n'avez-vous pas pleuré, je lui demandai ?

Certaines personnes réagissent différemment devant leur peine, leur souffrance et devant un deuil ; cette jeune fille ne pleurait pas.

Je lui demandais si elle réagissait tout le temps comme cela ?

C'était apparemment lié à son éducation, car au détour d'une conversation elle me dit

" qu'il ne fallait pas "

Car pleurer devant les personnes qui l'entourent, c'était impossible, elle ne pouvait pas, ne voulait pas…

Que penseront-ils, que je m'effondre et si je m'effondre, qui s'occupera d'eux...

En réalité, elle ne peut pas, elle ne se voit pas pleurer, et trouver un endroit pour s'épancher, elle ne sait pas comment faire de peur de passer pour une folle !!! Elle ne veut pas devant son frère et sa sœur...

Pour trouver un compromis, je lui ai proposé d'écrire et d'hurler sa désarroi, sa peine, sa colère dans un journal, pour, dans un premier temps, évacuer ce trop-plein d'émotion qu'elle essai d'enfouir au plus profond d'elle.

La question que je me pose, c'est comment exprimer son chagrin, ses émotions, ses sentiments dans un tel cas ?

Ne pas enfouir le chagrin, au plus profond de soi, sans jamais l'exprimer, pour qu'un jour, comme pour une cocotte-minute, la soupape cède et que cela ne sorte d'une manière inapproprié et surtout désastreuse ?

J’aimerai vous laisser à vos réflexions et que vous me disiez, si, vous aussi avez vécu la même situation, et ce que vous avez mis en place pour gérer votre chagrin, votre peine.

Car, pouvoir exprimer ses sentiments, ses émotions, peut aussi permettre de parler avec les personnes justement que l'on veut protéger, plutôt que de rester dans le silence de peur de faire peur, de peur que l’autre pense que je vais m’écrouler, et qui, lui de son côté, peut penser exactement la même chose. C’est se faire violence, c’est ne pas être en accord avec soi, si on ne nous a pas appris à les exprimer.

La première démarche, serait d’écrire dans un journal, car symboliquement le fait d’écrire et d’en faire quelques choses de ses écrits (ne pas les garder et puis hop, voilà) permet, pour le cerveau, d’avoir effectué la même démarche que si la personne avait pu s’exprimer sur le sujet, dans un cadre protecteur bien sûr, avec une personne qui accompagne, sans jugement ,sans parler de son expérience, car son expérience ne vaut pas forcément dans la même situation.

Lionel

 

EXCUSES

Je tenais à m'excuser aupès des personnes qui m'ont envoyés leur messages.

j'ai eu quelques soucis et y ai répondu que très tardivement.

Je tenais à m'en excuser ici, sur ma page d'aceuil, car cela à pu les blésser et ce n'est pas le but de ce site.

Bien que je sois bénévol, je me suis toujours interdit de ne pas réagir comme un professionnel et de toujours répondre à vos messages.

J'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur, je sais que, dans une épreuve tel que le deuil, on a du mal à accepter l'attente.

 

CONDOLEANCES

Je voudrais envoyés mes plus sincères condoléances à toutes les familles qui ont perdu un proche dans ces attentats, ceux de Paris, et dernièrement ceux de Nice.

Ces atrocités que nous voyons à la télévision, cette horreur qui frappe n'importe qui ; Femmes, enfants, vieillards, jeunes, musulmans, chrétiens, sans religions.

Surmonter, allez par dessus cette haine de l'autre, cette violence qui emporte tant de vies innocentes et la juste réponse à cette barbarie.

Je suis de tout cœur avec ceux qui pleurent, ceux qui sont dans la colère, dans la détresse...Je suis de tout cœur avec vous, vous qui avez perdu un proche, une femme, un mari, un ou une amie.

Cette douleur je ne peux la concevoir, car je n'ai pas vécu cette horreur, mais je vous soutiens et vous accompagne de tout mon cœur dans cette terrible épreuve et douleur. 

Lionel 

 

L'AIDE

Pourquoi s'aider, je ne dis pas pourquoi chercher de l'aide, car dans une telle situation c'est bien la personne endeuillée qui doit s'aider et pour cela se faire accompagner. 

Comme le dit si bien Christophe Fauré dans  "Vivre le deuil au jour le jour"

"Je ne suis en aucune façon préparé à faire face à ce qui est en train de se passer aujourd'hui dans ma vie."

Notre culture nous a empêché de perdre, moins aujourd'hui, mais des générations ont  apprit à acquérir, à assimiler, mais pas à perdre.

La perte est d'autant plus difficile à accepter, dans des conditions où déjà cela est insupportable de perdre un être chère.

S'aider pour une personne en deuil, c'est permettre d'exprimer les émotions que bien souvent la personne endeuillée fait taire pour ne pas avoir l'impression de devenir folle.

Il s'agit bien de ses émotions qu'elle doit exprimer en les nommant, et y faisant face, sans vouloir les refuser.

Pour cela la présence d'une ou d'un ami, ou d'une personne qui sait entendre peut l'accompagner.

Cela fait peur d'exprimer ses émotions, nous n'avons pas l'habitude. Nous pensons tourner en rond et ne pas avancer en faisant cela.

Il en est de même de parler du défunts.

Ceux qui nous entourent nous demande d'aller de l'avant, de penser à autre chose et, en revenant sans cesse sur la personne décédée, nos amis, nos collégues, peuvent penser que nous ne nous en sortons pas.

Ils n'osent pas nommer la personne décédée, de peur de faire sombrer davantage celle qui vit le deuil et ils ont tord. 

    

 

 Article dans le Sud Ouest

On parle d'accompagnement dans le SO, un peu de pub pour l'auteur  Rigolant

Sud-ouest 27 mai 2014Sud-ouest 27 mai 2014 (380.79 Ko)

 

Vous pouvez me contacter par mail "contact" sur la page d'accueil, je vous répondrai dans tout les cas.

 

Que ce soit de l'accompagnement par mail, ou des réponses sur un sujet particulier... que vous viviez un deuil sans savoir vers qui vous tournez, n'hésitez pas, ne gardez pas pour vous votre souffrance.

 

 

   Ma formation 

 

  • J'ai suivie une formation sur le déroulement du deuil chez l’adulte, l’enfant, deuil traumatique, et deuil périnatal.

 

  • J'ai suivie une formation de conseiller en relation d'aide sur trois ans.

 

  • Dans une autre mesure, mais en lien aux difficultés psychologiques lié au stress au travail, j'ai été formé aux risques psychosociaux.

 

J'habite dans la région de Bordeaux, je fais l'accompagnement des personnes endeuillées sur Belin Beliet, Le Barp et Salles. Je le fais à la maison, si les personnes le souhaitent je me déplace.

 

Je suis bénévole de l'association "vivre son deuil Aquitaine"

Je suis appelé par moment à travailler pour l'association "Alliance 33" 

 

 

J'ai créé ce site pour parler d'accompagnement des personnes endeuillées.

Le deuil laisse la personne dans la souffrance et la solitude. 

Accompagner une personne,  c'est lui permettre de trouver un endroit neutre, dépourvu de symbole, où elle peut parler, mais pas uniquement,  elle peut exprimer sa souffrance, exprimer l'émotion dans lequel elle est plongé. Dire des choses qu'elle ne pourrait dire ailleurs, exprimer un deuil, que peut-être, elle ne pourrait aborder aux sains de sa famille ou de ses proches...

Petite parenthése, l'accompagnement que je propose est un accompagnement bénévol.

Le deuil met la personne dans une telle situation qu'il faut être prudent et ne pas profiter de son état de faiblesse. C'est la raison pour laquelle je travaille en tant que bénévol pour l'association "vivre son deuil aquitaine" que j'ai pu être en contact avec l'association "Alliance 33 " qui est plus spécialisée dans l'accompagnement en fin de vie.

Pour moi, cela reste ma vision et elle vaut ce qu'elle vaut, mais tant que l'on peut prendre du temps pour l'autre, pour celui qui souffre, sans que cela nuise à notre santé, à notre sécurité  et à celle de l'autre, je ferais ce travail en tant que bénévol, je ne pourrais le faire à un autre titre, cela n'est pas concevable.

Fin de parenthése...

 

La personne donc, trouve un interlocuteur en empathie avec elle et devant un thé, un café, elle pourra parler de la personne décédée.

Vous me direz que cela ne le fera pas revenir !

C'est vrai, mais comme l'a écrit "Christophe Fauré", le travail du deuil est semblable à une cicatrice laissée par une brulure sur une main. La personne a le choix de la faire soigner, ou de laisser la cicatrisation se faire d'elle-même et cela se fera. Mais prendre le parti de faire venir ou d'aller voir une infirmière qui pansera sa plaie, la nettoiera, enlèvera les peux mortes et mettra un baume cicatrisant, fera que la cicatrisation, même si celle-ci restera et se verra toute sa vie, n'handicapera pas la personne, elle pourra retrouver l'usage de sa main. 

C'est cela l'accompagnement, c'est nettoyer, panser, mettre un baume sur la cicatrice pour que la personne puisse retrouver l'usage de sa vie.

Les premiers accompagnant sont les proches, la famille, les amies et ensuite, si la personne le désire, un accompagnement plus personnel, avec une personne étrangère à la situation, moins impactée par la souffrance du décès.

L'accompagnement ne fait pas tout. Le travail du deuil est long et difficile, mais nous sommes humains et nous faisons avec ce que nous avons, avec ce que nous sommes, en toute humilité, sans prétention, simplement par amour de l'autre.

Pourquoi je fais de l'accompagnement?

Parce qu'un jour j'ai vécu des situations traumatisantes, comme peut-être, beaucoup de personnes qui liront ces quelques lignes. J'ai rencontré la mort dans des circonstances telles que la maladie, des suicides ou d'accident de la route.

Mais aussi, parce que la souffrance n'a pu être dite que très tard, après un décès violent qui a laissé beaucoup de traces dans ma vie.   

C'est le choix que je fais aujourd'hui, d'aider et d'accompagner la personne qui souffre en silence.

 

J’ai aussi vu le dégât que pouvait faire des deuils non faits, des deuils bloqués, le traumatisme engendré par la solitude, lorsque la personne se retrouve seule avec sa douleur, sans pouvoir l'exprimer, la crier, sans être accompagné. De cette expérience j'ai voulu la mettre à profil pour accompagner les personnes qui un jour vivrons cette épreuve de la vie...La mort d'un proche..   

                                                                    

 

 L'espace membre a été supprimé

 

 

 

Avant de poursuivre,

 

Merci de regarder cette vidéo,en cliquant sur le lien ci-dessous, ceci afin de les encourager...Rigolant ça serait sympa ! Merci pour eux!!!

 

http://www.dailymotion.com/video/xnm45p_lip-dub-iem-2011_people#rel-page-under-1

 

 

 

 

                          

                     

                                  

Date de dernière mise à jour : Mer 14 Juin 2017